Découverte du planeur (+voltige)

Ce post résume quatre superbes journées que j'ai eu la chance de vivre cet été/automne, où j'ai eu la joie de découvrir une autre façon de voler.



1. Découverte du planeur

Suite à l'aimable invitation de Willy R (pilote remorqueur, entre autres) que je remercie encore infiniment, Manou et moi partons à destination de Pont Sur Yonne, pour des vols en Alliance 34 (planeur).

Les plus belles surprises sont parfois celles auxquelles on s'attend le moins. Quelle ne fut pas la mienne ce jour là! Ressentir les thermiques, mieux comprendre l'aérologie... j'ai eu le bonheur de passer près d'une heure et demie aux commandes du planeur avec Paul mon instructeur du jour, tandis que Manou faisait de même dans un autre appareil avec Jil, sympathique instructrice également. On tourne longtemps pour monter, et on utilise beaucoup les palonniers pour maintenir la symétrie du vol. Une belle journée, un incroyable Piper Pawnee, et l'agréable rencontre avec de nombreuses personnes au club.




2. Baptème voltige en planeur

J'ai toujours été émerveillée par les démonstrations de voltige en planeur, lors des meetings aériens. Un jour j'essayerai, ai-je toujours pensé!





Nous partons avec mon amie Miriam P et son cher APM20 Lionceau pour un vol à destination de Buno Bonneveaux.


Sur les bonnes recommandations de Willy R, nous y rejoignons Franck, chef pilote de l'AAVE et instructeur voltige. Nous y sommes très chaleureusement accueillies par toute l'équipe: Marie secrétaire du club, Lucas et Alexandre nos pilotes remorqueurs du jour. Tour à tour, nous décollons avec Franck dans Juliet India le DG500. Dans un premier temps, il propose de nous montrer quelques figures, pour voir ce que cela fait.


La voltige semble douce vue de l'extérieur, mais dans le planeur c'est une autre histoire, plus pêchu qu'en Cap 10 (mis à part en tonneau, forcément lent vu l'envergure du planeur). On prend plus de facteur de charge au départ des figures (jusqu'à 5,5G en planeur, pour des figures à 3,5/4G maximum en Cap10), et les ressources sont plus brèves et intenses. sympathique instructrice. On tourne longtemps pour monter, et on utilise beaucoup les palonniers pour maintenir la symétrie du vol.


Une superbe journée, et belle rencontre avec des personnes adorables et passionnées!






3. Voltige en planeur: aux commandes

Je profite des derniers beaux jours de l'automne pour retourner à Buno, après avoir retrouvé mon cher Cap10 pour deux vols (les seuls depuis 1 an) quelques semaines plus tôt.

Matinée briefing (nous sommes trois avec Amaury jeune talentueux voltigeur, et Thibault instructeur planeur qui s'essaye à la voltige), où Franck décortique très en détail les figures, décrypte et explique le sens de chaque geste et regard en vol, nous fait visualiser ce que nous appliquerons en l'air plus tard. J'aime beaucoup sa façon de transmettre.

Après midi vols dans le superbe DG500, que je trouve très agréable à manier.




Je résume grossièrement mes impressions et découvertes:

  • pas de manette des gaz à gérer, on peut tenir le manche à deux mains, ce qui aide à le tirer bien droit (et contrairement au Cap10 où il est décalé, ici il est bien au centre)

  • sans moteur, les montées verticales me semblent difficiles à tenir, et il faut maitriser un geste particulier pour "casser" la portance/trainée et permettre au planeur de monter correctement

  • pas de couple d'hélice à contrer au pied car pas de moteur, mais de la trainée induite à gérer à cause de la grande envergure du planeur

  • il est très facile d'atteindre la VNE (vitesse à ne jamais dépasser sous peine d'abimer la structure de l'appareil), il faut particulièrement être vigilant, en évitant certaines situations, et en cassant la vitesse avec du facteur de charge dans d'autres cas

  • au briefing, nous apprenons également à sortir de situations inusuelles (à plat et en voltige)

  • la plupart des figures me semblent plus difficiles à réaliser qu'en Cap10 malgré la non gestion du moteur (car il faut prendre en compte d'autres paramètres), tandis que la boucle me semble plus simple en planeur

  • j'ai appris à accrocher le cable au planeur, découvert que suivre l'avion remorqueur n'est pas si aisé que ça, et tenté d'atterrir (la pente est plus élevée qu'en avion, il ne faut pas oublier de sortir le train, utiliser les aérofreins, arrondir plus bas que d'habitude, maintenir les ailes en équilibre une fois au sol pour éviter le cheval de bois si elles touchent par terre trop tôt...)

La météo du second jour ne nous permettra pas de voler, mais nous travaillons au sol, en briefing et en VR pour mécaniser les figures.


J'ai adoré cette expérience et espère la renouveler dès que possible. Encore mille mercis aux personnes rencontrées.









© by Mad Madssen.