© 2019 Mad Madssen

1er vol local en solo


Il était temps de le faire, ce premier local solo! Et il était aussi temps de publier un nouveau post ici, chose que je n'ai pas fait depuis trop longtemps.

Après le 1er lâcher, qui consiste à faire des tours de piste seul dans l'avion, et d'autres tours de piste en solo (entre autres), vient l'étape suivante, le local solo: vol où il faut sortir du circuit de son aérodrome, aller faire un tour dans les parages, et revenir pour se réintégrer dans le circuit initial, dans le but d'y atterrir.

Au départ, j'avais un peu de mal à gérer en même temps la présence des autres trafics, la radio, et les passages à la verticale du terrain (visibilité réduite sur les avions en dessous).

Ce qui m'a valu des gros moments de solitude (pardon Benjamin haha!).


Alors j'ai travaillé sur ce qui n'allait pas, puis la météo est devenue pas très volable (voire pas du tout), et des faits extérieurs se sont enchaînés (avec le recul, je trouve cette série d'imprévus très formatrice).


Cet hiver les belles météos sont rares, alors ça devient parfois un joyeux bazar.


Je commence à perdre patience et me décourager à force, et cela me rend un peu ronchon.


Puis, miracle, la météo se fait superbe en ce début janvier brumeux. Visibilité excellente, pas de vent, peu de monde en vol, contrôleurs pas encore à table.... je vais ENFIN pouvoir y aller! Un peu de neige sur la piste, mais ça ne glisse pas... Chouette! Un petit tour avec Thierry, je le dépose au parking et repars seule après avoir reçu un sage conseil: "Fais-toi plaisir! :-D".


Contrairement à mes premiers tours de piste en solo, et probablement grâce aux nombreux exercices d'intégration, je me sens sereine. Ma peur de voler a décidé de ne pas m'accompagner aujourd'hui, et j'arbore un grand sourire béat.

Hors du circuit, je peux enfin laisser l'avion voler, et vraiment profiter du moment, sans être surchargée par les séquences de décollage/atterrissage (évidemment je surveille bien l'éventuelle présence d'autres trafics dans le secteur, et jette un oeil de temps en temps sur mon tableau de bord).Peu de chances de me perdre, les cheminées de Porcheville et la fumée de l'incinérateur sont bien visibles. Je survole le château de Thoiry, facilement repérable du ciel, puis la zone d'entrainement du GIGN, avant de revenir sur le terrain, avec une intégration par la verticale.




Retour au sol, passage à l'essence (où je ne parviens pas à redémarrer l'avion, jusqu'à ce que Thierry me demande si j'ai mis les clés... eeuh... aaah...!), et moment convivial improvisé au club house (pure coïncidence, Nathalie une pilote a apporté une galette des rois, et les gens de la tour de contrôle des chocolats, on se régale!).

Mad

Madssen